“Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient.”
“[...] ce qu'elle [...] recommande [aux femmes], en un mot, c'est la patience, la douceur, la grâce. Les vers luisants, disait-elle, sont l'image des femmes ; tant qu'elles restent dans l'ombre, on est frappé de leur éclat ; dès qu'elles veulent paraître au grand jour, on les méprise et on ne voit plus que leurs défauts. ”
"Cette citation, attribuée à une pensée féminine du XVIIIe ou XIXe siècle, révèle une vision normative de la féminité comme performance de retenue. Elle transforme la femme en objet esthétique dont la valeur dépend de sa capacité à rester dans l'ombre, suggérant que sa visibilité équivaut à sa dévaluation. La métaphore des vers luisants est particulièrement pernicieuse : elle naturalise l'effacement en le présentant comme une condition nécessaire à l'admiration. Cette injonction à la patience et à la grâce n'est pas une simple recommandation de modestie, mais un mécanisme de contrôle social qui conditionne les femmes à intérioriser leur propre marginalisation."
La citation véhicule une philosophie de la domination par l'invisibilisation. Son sens caché réside dans la construction d'une économie du regard où la valeur féminine est indexée sur sa rareté spectaculaire. En opposant l'ombre (espace de validation) au grand jour (espace de dépréciation), elle établit un paradigme où l'agentivité féminine est systématiquement punie. Cette pensée participe d'une tradition philosophique plus large qui associe la féminité à la passivité et réserve l'action et la visibilité publique aux hommes.
Cette citation conserve une pertinence critique aujourd'hui comme archétype des discours qui continuent à policer la visibilité féminine. Si sa formulation est datée, sa logique persiste dans : les injonctions contradictoires faites aux femmes (soyez ambitieuses mais pas trop), la surveillance des prises de parole publiques, ou les critiques adressées aux femmes 'trop' visibles en politique ou médias. Son analyse éclaire la permanence des mécanismes qui associent encore modestie à vertu féminine.
La femme doit briller d'un éclat discret, comme la perle qui ne se révèle que dans l'écrin, Le mérite féminin réside dans l'art de se faire désirer sans jamais se montrer, Une femme visible est une femme vulnérable ; son pouvoir est dans la retenue, À l'image de la lune, la femme ne doit illuminer que par reflet et pâleur
“Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient.”
“La patience est le pouvoir qui transforme toutes les difficultés en opportunités. ”
“La clé de tout est la patience. On obtient une poule en couvant des oeufs, pas en les écrasant.”
“La patience est la clé de toutes les portes.”
“La patience est amère, mais son fruit est doux.”
“Rousseau, partant du principe que les idées ne nous arrivent que par les sens, voulait qu'on commençât par perfectionner les organes de la perception ; Mme Necker estimait qu'il fallait agir immédiatement sur l'esprit par l'esprit. L'essentiel à ses yeux était " d'accumuler les idées. " Elle était persuadée que l'intelligence devient paresseuse quand on lui épargne ce travail. Et, pour le rendre plus profitable, elle ne craignait pas de recourir à toutes les applications de la pensée.”
“Les colères des amants sont comme les orages d'été, qui ne font que rendre la campagne plus verte et plus belle.”
“L'on prouve que l'on a du caractère quand on parvient à vaincre le sien.”
“Elle disait elle-même " qu'elle ne posait pas la plume avant d'avoir réussi à conduire sa pensée jusqu'à l'image et à la colorer, " et elle abuse des comparaisons et de l'antiquité. Mais, pour être trop compliquée dans l'expression, trop concertée dans le tour, sa pensée n'en est pas moins presque toujours admirablement judicieuse : elle donne confiance.”
“[Mme Necker] avait, disait-on, transformé sa maison en un temple. Galiani lui-même n'y entrait qu'en composant son attitude. " Je serai froid et poli comme une assiette de Mme Geoffrin vis-à-vis de Mme Necker, écrivait-il à Mme d'Épinay après une brouille ; je ne veux plus avoir avec elle que des rapports de chancellerie ; voilà comme je punis le froid maintien de la décence. "”